Le Conseil politique national (direction nationale) qui s’est tenu les 7 et 8 novembre à Clichy a principalement débattu de la position du NPA pour les
régionales.
Il a eu lieu à Clichy en banlieue parisienne, réunissant 140 membres de la direction du NPA, environ. Il a essentiellement porté sur la prochaine campagne des élections régionales, avec
également à l’ordre du jour une réunion non mixte des camarades femmes et un débat sur l’impérialisme et l’internationalisme.
Concernant les élections régionales, il fallait à la fois débattre du bilan de la politique unitaire offensive menée par le NPA depuis le lendemain des élections européennes et des
modalités de sa poursuite. Pour la suite, le cadre de la discussion était donné par une résolution proposée par une majorité de membres du Comité exécutif et des propositions d’amendements
à la proposition unitaire faite par le Front de gauche à la réunion du 28 octobre.
Des débats, sont ressorties cinq positions apportant chacune leur éclairage sur notre position politique, la manière de poursuivre ou au contraire d’arrêter le cadre des discussions
unitaires, sur le contenu de notre campagne et la consultation des militant-e-s. Notons d’abord les points qui font accord pour toutes et tous, et notamment la conviction que la
participation aux majorités de gestion était inenvisageable pour les militants du NPA pour des raisons de fond. D’autre part, une grande majorité des membres du CPN ont exprimé la volonté
de ne pas rompre le cadre unitaire mis en place à l’initiative du NPA. Il n’y a pas de « fin de non-recevoir », malgré les affirmations du PCF, mais un désaccord maintenu. Difficile ensuite
de résumer chaque position. Notons simplement que la discussion s’est centrée sur le lien entre les alliances et le programme et qu’une majorité du CPN s’est prononcée à nouveau pour ne pas
participer aux exécutifs dominés par le Parti socialiste et Europe écologie, réaffirmant notre volonté de ne pas appliquer des politiques d’aménagement du
libéralisme qui échouent à porter les revendications de tout le monde du travail. Cela signifie parvenir à faire porter la discussion sur les contenus. D’autres amendements au texte du
Front de gauche ont été adoptés.
C’est sur ce mandat (les amendements, leur interprétation politique et la consultation) qu’une délégation du NPA se rendra à la réunion du 10 novembre. L’ensemble des positions qui se sont
dégagées au CPN pourront ensuite être affinées et formulées dans le cadre de la consultation interne au NPA.
Car le CPN a également décidé de consulter les militant-e-s, comme prévu précédemment, en reculant la période des assemblées générales locales à la semaine du 30 novembre au 6 décembre,
pour prendre en compte la réunion du cadre unitaire et estimer la manière dont les discussions vont pouvoir se poursuivre, aux niveaux national et régional.
Ce CPN a aussi été l’occasion pour les camarades femmes de se retrouver pour une réunion non mixte. Il s’agit d’un droit permanent des militantes, inscrit dans les statuts. Son exercice au
CPN fait suite à une prise de conscience collective des camarades qui ont suivi le stage de formation à Tôtes, à la fin du mois d’octobre. Nous constatons en effet que nous sommes
nombreuses à éprouver des difficultés et à douter de notre légitimité. Grâce à la parité, les instances du parti comportent beaucoup de femmes, ce qui est très positif, mais notre
fonctionnement n’aide pas toujours les militantes à trouver leur place. Celles-ci doivent donc se donner les moyens de discuter ensemble de ces problèmes afin de ne pas être renvoyées à des
difficultés individuelles et pour être en mesure d’instaurer un rapport de forces collectif permettant aux femmes de militer à égalité avec les hommes. Rappelons que le NPA, qui doit tendre
à représenter la société telle qu’elle est, ne compte qu’un tiers de militantes.
Enfin, comme à chaque CPN, un grand débat a permis aux camarades d’appréhender un des domaines d’intervention du NPA qui constitue aussi un des fondements de son identité. Nous avons ce
week-end abordé la situation politique internationale, les liens et les contradictions entre sphères économique et politique.
Quelle place pour le NPA dans les luttes contre l’impérialisme et la militarisation ? Il nous faut réfléchir dès aujourd’hui à notre implication dans le processus de construction d’une
nouvelle Internationale réunissant les organisations anticapitalistes du monde.
Myriam
Duboz - Ingrid Hayes
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