Jeudi 12 novembre 2009

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Le Conseil politique national (direction nationale) qui s’est tenu les 7 et 8 novembre à Clichy a principalement débattu de la position du NPA pour les régionales.

Il a eu lieu à Clichy en banlieue parisienne, réunissant 140 membres de la direction du NPA, environ. Il a essentiellement porté sur la prochaine campagne des élections régionales, avec également à l’ordre du jour une réunion non mixte des camarades femmes et un débat sur l’impérialisme et l’internationalisme.
Concernant les élections régionales, il fallait à la fois débattre du bilan de la politique unitaire offensive menée par le NPA depuis le lendemain des élections européennes et des modalités de sa poursuite. Pour la suite, le cadre de la discussion était donné par une résolution proposée par une majorité de membres du Comité exécutif et des propositions d’amendements à la proposition unitaire faite par le Front de gauche à la réunion du 28 octobre. 
Des débats, sont ressorties cinq positions apportant chacune leur éclairage sur notre position politique, la manière de poursuivre ou au contraire d’arrêter le cadre des discussions unitaires, sur le contenu de notre campagne et la consultation des militant-e-s. Notons d’abord les points qui font accord pour toutes et tous, et notamment la conviction que la participation aux majorités de gestion était inenvisageable pour les militants du NPA pour des raisons de fond. D’autre part, une grande majorité des membres du CPN ont exprimé la volonté de ne pas rompre le cadre unitaire mis en place à l’initiative du NPA. Il n’y a pas de « fin de non-recevoir », malgré les affirmations du PCF, mais un désaccord maintenu. Difficile ensuite de résumer chaque position. Notons simplement que la discussion s’est centrée sur le lien entre les alliances et le programme et qu’une majorité du CPN s’est prononcée à nouveau pour ne pas participer aux exécutifs dominés par le Parti socialiste et Europe écologie, réaffirmant notre volonté de ne pas appliquer des politiques d’aménagement du 
libéralisme qui échouent à porter les revendications de tout le monde du travail. Cela signifie parvenir à faire porter la discussion sur les contenus. D’autres amendements au texte du Front de gauche ont été adoptés.
C’est sur ce mandat (les amendements, leur interprétation politique et la consultation) qu’une délégation du NPA se rendra à la réunion du 10 novembre. L’ensemble des positions qui se sont dégagées au CPN pourront ensuite être affinées et formulées dans le cadre de la consultation interne au NPA.
Car le CPN a également décidé de consulter les militant-e-s, comme prévu précédemment, en reculant la période des assemblées générales locales à la semaine du 30 novembre au 6 décembre, pour prendre en compte la réunion du cadre unitaire et estimer la manière dont les discussions vont pouvoir se poursuivre, aux niveaux national et régional.
Ce CPN a aussi été l’occasion pour les camarades femmes de se retrouver pour une réunion non mixte. Il s’agit d’un droit permanent des militantes, inscrit dans les statuts. Son exercice au CPN fait suite à une prise de conscience collective des camarades qui ont suivi le stage de formation à Tôtes, à la fin du mois d’octobre. Nous constatons en effet que nous sommes nombreuses à éprouver des difficultés et à douter de notre légitimité. Grâce à la parité, les instances du parti comportent beaucoup de femmes, ce qui est très positif, mais notre fonctionnement n’aide pas toujours les militantes à trouver leur place. Celles-ci doivent donc se donner les moyens de discuter ensemble de ces problèmes afin de ne pas être renvoyées à des difficultés individuelles et pour être en mesure d’instaurer un rapport de forces collectif permettant aux femmes de militer à égalité avec les hommes. Rappelons que le NPA, qui doit tendre à représenter la société telle qu’elle est, ne compte qu’un tiers de militantes.
Enfin, comme à chaque CPN, un grand débat a permis aux camarades d’appréhender un des domaines d’intervention du NPA qui constitue aussi un des fondements de son identité. Nous avons ce week-end abordé la situation politique internationale, les liens et les contradictions entre sphères économique et politique.
Quelle place pour le NPA dans les luttes contre l’impérialisme et la militarisation ? Il nous faut réfléchir dès aujourd’hui à notre implication dans le processus de construction d’une nouvelle Internationale réunissant les organisations anticapitalistes du monde.
Myriam Duboz - Ingrid Hayes

Par NPA du pays d Morlaix - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 12 novembre 2009

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Chaque jour, l'envie de chasser Sarkozy grandit. Pour y parvenir, on veut nous vendre une solution «pragmatique», celle d'une alliance rose/orange/verte rendue possible par la dérive du PS vers la droite.

Le NPA propose une autre voie. Il œuvre à l'unité la plus large dans les luttes et les mobilisations. Pour les régionales à venir, il propose l'unité de la gauche antilibérale et anticapitaliste sur la base de mesures d'urgence sociales et écologiques inédites. Souvent à son initiative, les réunions unitaires au plan national et dans les régions se multiplient. Rien n'est encore joué.

 

Les dirigeants du PCF multiplient les déclarations hostiles au NPA, accusé de ne pas vouloir mettre «les mains dans le cambouis». L'accusation vise à masquer la vraie divergence.

Le fossé qui sépare les programmes du PS et celui d'une gauche digne de ce nom justifie la présentation de listes séparées de celle des socialistes partout. Mais à quoi bon se rassembler dans une campagne électorale de façon indépendante du PS si c'est pour se faire satelliser pendant les cinq ans qui suivent dans les parlements régionaux ? À quoi bon défendre la mobilisation des fonds publics pour satisfaire les besoins sociaux et les mesures écologiques, si c'est pour voter ensuite des budgets qui dilapident l'argent public en cadeaux au patronat licencieur et aux lycées privés ? Les politiques d'union de la gauche sous direction socialiste ont souvent été expérimentées à toutes les échelles, sans que cela améliore le sort des populations.

En 2004, la gauche remportait les élections dans 20 régions sur 22 et annonçait qu'elles constitueraient un bouclier pour protéger les populations contre les méfaits du gouvernement de droite. Malgré la participation du PCF, il n'en a rien été. Prendre nos responsabilités pour appliquer un programme radical si nous avons le rapport de force, oui.

Accepter de cautionner dans les institutions l'inverse de ce pourquoi nous nous battons tous les jours, non. C'est une question de cohérence.

Frédéric Borras 

Par NPA du pays d Morlaix - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 10 novembre 2009





Interview Bernard Thibault (CGT) dans Le Monde d'hier

  A un mois de l'ouverture du 49e congrès de la CGT, le 7 décembre à Nantes, Bernard Thibault expose les grandes lignes de sa stratégie. Candidat à sa propre succession au poste de secrétaire général, il doit faire face, en pleine crise économique, à une CGT qui doute. Certes, la confédération n'est pas menacée par la réforme de la représentativité qui est en train de rebattre les cartes au sein du monde syndical. Mais l'évolution "réformiste" de la CGT, sa stratégie unitaire qui a permis un rapprochement avec la CFDT, la stagnation des effectifs à 650 000 adhérents vont alimenter les débats à Nantes. Certain d'être réélu pour un quatrième mandat, M. Thibault va devoir construire une nouvelle direction, après les départs de ses "numéros deux", Maryse Dumas et Jean-Christophe Le Duigou, qui veulent laisser place à la relève.

Un candidat d'opposition - Jean-Paul Delannoy, métallurgiste du Nord - va se présenter contre le secrétaire général sortant. N'est-ce pas le signe que le mécontentement grandit ?

C'est une candidature individuelle, elle n'a pas été présentée suivant les règles statutaires, elle ne sera donc pas prise en compte. Jean-Paul Delannoy veut incarner une autre orientation pour la CGT. Ce débat sera réglé au congrès. Contrairement à lui, je suis persuadé que les salariés n'ont aucun doute sur la CGT, sa démarche, ses analyses et ses revendications. Sinon, on ne comprendrait pas pourquoi nous avons été les seuls à progresser aux dernières élections prud'homales (décembre 2008).

Les mots durs à votre égard du leader CGT de Continental, Xavier Mathieu, cet été, ont montré qu'il existait des impatiences, des doutes ...

Si les travailleurs doutaient de la CGT, il n'y aurait pas ce niveau d'attentes et d'exigences à notre égard. Il n'y a pas de divergence d'appréciation entre nous sur les impasses que génère le capitalisme. La question n'est pas de savoir si la CGT est ou n'est pas anticapitaliste : la CGT "combat l'exploitation capitaliste ". C'est dans l'article 1 de nos statuts et ils n'ont pas changé. Ce que veulent les salariés, c'est un syndicat utile pour améliorer leur sort ici et maintenant. Un syndicat composé d'une avant-garde éclairée serait marginalisé par la grande majorité des salariés et donc inefficace.

On vous reproche d'avoir transformé la CGT en un syndicat réformiste. Revendiquez-vous cette évolution ?

La puissance de la CGT doit être mise à profit pour accrocher des avancées sociales, même partielles. C'est cela que les salariés attendent de nous. A la création de la CGT, l'objectif était bien de modifier le rapport de forces entre salariés et employeurs, en forçant à la négociation. Parmi les critiques, nous entendons que la négociation avec le chef de l'Etat et le gouvernement serait par principe impossible. Cela signifie-t-il qu'il faut attendre un changement politique ou de société pour que les négociations soient envisageables ?

Notre objectif est d'être utile en toutes circonstances, sans ignorer que le contexte politique influe évidemment sur la possibilité d'être entendu. Parmi ceux qui critiquent les orientations actuelles de la CGT, certains sont en fait en mal de perspectives politiques et demandent au syndicat de combler ce manque. Quant au réformisme, c'est un débat philosophique vieux comme le syndicalisme. Classer les syndicats, les militants de la CGT est d'abord source de division. Ceux qui font signer une pétition ou qui occupent une entreprise ne se posent pas la question de savoir s'ils sont réformistes ou révolutionnaire : ils travaillent à la mobilisation.

Le "compromis" n'est plus un gros mot à la CGT ?

Compromis ne veut pas dire compromission. Il reflète un rapport de forces à un moment donné. Tout syndicaliste doit être à même d'apprécier, à l'issue d'une négociation, si le résultat améliore ou non la situation des salariés. Xavier Mathieu a signé un compromis dans son entreprise.

Certains de vos opposants craignent que la CGT ne devienne une CFDT bis...

Où serait l'intérêt pour la CGT à copier les méthodes, les objectifs de la CFDT qui, elle, a reculé aux élections prud'homales ? Je remarque aussi qu'un discours très vindicatif, comme celui de Force ouvrière, lorsqu'il n'est pas conforme aux actes, fait perdre en influence. La différence principale avec la CFDT tient au degré de critiques à l'encontre du système capitaliste. La CFDT, au fil des ans, a remisé au second plan son ambition de transformation de la société .Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas des choses à faire ensemble comme avec l'ensemble des syndicats.

Vous aviez critiqué le NPA et Olivier Besancenot pour leur ingérence dans le débat sur la stratégie syndicale. D'autres partis, comme le PCF, se permettent aussi des commentaires. Comment réagissez-vous ?

Que des responsables politiques s'intéressent à la stratégie des syndicats, pourquoi pas. La CGT est un objet public qui fait partie de l'identité nationale. Peut-être parce que c'est elle qui donne le la au syndicalisme français. Autre chose est que des partis prétendent dicter ce qui doit être notre ligne de conduite syndicale. Depuis que l'on a eu une rencontre avec le NPA, il y a moins de déclarations de sa part sur ce sujet. Le PCF respecte l'indépendance syndicale dans le dialogue nécessaire entre syndicats et partis politiques.

Avec un peu plus de 650 000 adhérents, vous êtes loin du million, objectif fixé voici deux congrès. N'est-ce pas un échec ?

C'est un échec. On atteindra peut-être les 45 000 adhésions pour cette année lors du congrès. Mais ce rythme n'est pas à la hauteur de nos ambitions. Pour améliorer leurs conditions, les salariés doivent être organisés, il n'y a pas d'alternative. La question des libertés syndicales reste récurrente : le patronat ne veut pas que le syndicalisme se développe dans les entreprises. La CGT a aussi une responsabilité. Nous sommes implantés dans les secteurs où l'emploi recule et absents des secteurs où l'emploi se développe. J'espère que ce constat occupera une place centrale au congrès pour faire évoluer nos structures.

Les suicides sur le lieu de travail se sont multipliés. N'est-ce pas un constat d'échec pour le syndicalisme ?

On ne peut pas tout mettre sur le dos du syndicalisme. La longue dégradation des conditions au travail est d'abord la conséquence d'une course à la productivité et d'une dévalorisation du travail et des travailleurs. Mais il faut probablement mieux articuler revendications collectives et prise en charge des situations individuelles.

Pourquoi refusez vous de participer au débat sur l'emprunt ?

On va faire payer aux contribuables le fait que les entreprises ont accumulé un retard d'investissement parce qu'elles ont privilégié leurs actionnaires . Il faut savoir ne pas perdre son temps . En plus, Nicolas Sarkozy a déjà tout décidé.

Propos recueillis par Rémi Barroux
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Mardi 10 novembre 2009


François Cluzet parle de Salah Hamouri sur FR2
envoyé par aurelien_m. - L'actualité du moment en vidéo.
Le comédien François Cluzet est accusé de "désinformation" et d'"incitation à la haine" par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme pour avoir osé parler de Salah Hamouri sur un plateau de télé.

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Jeudi 5 novembre 2009

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Dans le contexte de crise économique et politique actuelle, Sarkozy, relayé par son fidèle « caniche » Besson joue la carte du nationalisme et du racisme: « Il faut réaffirmer les valeurs de l’identité nationale et la fierté d’être français ».

Le bilan du gouvernement est catastrophique : 700 000 chômeurs de plus en un an, un gel généralisé des salaires, une précarité grandissante, on est loin du « travailler plus pour gagner plus », sans parler des scandales à répétition… À cinq mois des élections régionales, cette offensive politique vise à ressouder l’électorat qui pourrait s’emparer du vote FN pour protester de la pire des manières contre la politique actuelle.

Besson avoue ouvertement l’objectif politique de cette opération lorsqu’il dit : « Nous n’aurions jamais dû abandonner au Front national un certain nombre de valeurs qui font partie du patrimoine républicain ».
On croit rêver, car depuis des années Sarkozy récupère tous les thèmes racistes et sécuritaires du FN afin de phagocyter son électorat. Mais pour que cela marche, il lui faut aller toujours plus loin dans la surenchère. Cette politique n’est pas seulement électoraliste. Elle vise à entretenir les divisions au sein de la classe ouvrière. En faisant de l’immigration un problème, le gouvernement veut faire croire que les étrangers sont une menace, d’où la nécessité de « réaffirmer notre identité nationale ». On trouve des boucs-émissaires qui « piquent le boulot des travailleurs français », on détourne la colère des vrais responsables, les capitalistes. Cet argument fut largement utilisé dans les années qui suivirent la grande crise de 1929, avec les conséquences tragiques que l’on connaît.
Sarkozy s’inscrit complètement dans la politique du « choc des civilisations » qui sert de couverture aux campagnes impérialistes en Orient. Lorsque Besson déclare : « il n’y a pas de débat : la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l’identité nationale », il instrumentalise les quelques centaines de femmes concernées en les diabolisant, il les enferme chez elles alors qu’il faudrait au contraire leur permettre de se tourner vers l’extérieur, ce qui signifie des moyens pour des centres sociaux, des formations gratuites…

La défense de la laïcité, « valeur nationale », ne manque pas non plus de cynisme, alors que Sarkozy fraîchement élu déclarait en 2007 que « l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur », que le gouvernement ne cesse de multiplier les cadeaux à l’enseignement catholique sous contrat...

En fait, cette campagne de stigmatisation est la justification idéologique de la guerre meurtrière que la France mène actuellement en Afghanistan, c’est la préparation d’une éventuelle guerre contre l’Iran…
La gauche devrait dénoncer la manœuvre politique raciste qui ne mènera qu’à opposer les communautés entre elles : blancs contre noirs, occidentaux démocrates contre intégristes musulmans… Or c’est l’inverse ! Ségolène Royal déclare : « ilfaut reconquérir les symboles de la Nation… La Nation, à l’origine, c’est un concept de gauche » et Arnaud Montebourg : « Nous irons défendre les valeurs de la France éternelle ».
Pour nous, anticapitalistes, il faut refuser de défendre l’identité nationale. La nation n’est pas un concept de gauche ! C’est au nom de cette identité, de la mission « civilisatrice de la République française » que l’on a colonisé la moitié du monde de 1880 à 1914. C’est au nom de cette République que l’on a assassiné 35 000 Algériens le 8 mai 1945… Contrairement à Ségolène Royal, nous ne sommes pas fiers du drapeau « bleu-blanc-rouge ». Il est devenu le symbole de l’oppression et de l’exploitation.

C’est toujours derrière le drapeau de la nation qu’on a entraîné les peuples dans les guerres mondiales. Manouchian, dont tout le monde se réclame aujourd’hui, ne luttait pas contre les Allemands mais contre les nazis, son drapeau était rouge et non tricolore. Dès le xixe siècle, les premiers socialistes avaient montré que le nationalisme est l’un des pires obstacles pour abattre le capitalisme car il masque les véritables antagonismes, la lutte des classes. Il donne l’illusion que « Français », nous aurions des intérêts communs avec Pinault, Bouygues, Dassault… 
Il est temps d’agir, en regroupant tous ceux qui veulent lutter contre le racisme, pour la régularisation des sans-papiers, contre l’Europe forteresse et impériale. De Bamako, de Caracas, de Gaza, de Kaboul, d’Alger, de New York… nous devons nous unir autour du drapeau de l’internationalisme, reprenant à notre compte la conclusion du Manifeste du Parti communiste, écrit il y a 160 ans, « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ».

Nous sommes internationalistes et fiers de l’être.
Antoine Boulangé

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